1A3Q : Youngstedt et al. (J Physiol 2019)

Dans le cadre de cette chronique, intitulée "1A3Q" pour "1 Article 3 Questions", je vous présente le protocole, les résultats principaux ainsi que les applications pratiques à retirer d'une étude scientifique ayant retenu mon attention. Aujourd'hui, je vous propose l'étude de ... Youngstedt et al. (J Physiol 2019)

Qu’est-ce qu’ils ont fait ?

L’horloge interne de l’organisme régule l’ensemble de nos rythmes biologiques. Dans cette étude, les auteurs ont évalué l’influence d’une heure de course sur tapis roulant à intensité modérée sur l’horloge interne, évaluée au moyen du recueil régulier de la mélatonine urinaire. Le protocole a été réalisée par une centaine de personnes, des hommes et des femmes, des sujets jeunes et âgés.

Qu’est-ce qu’ils ont trouvé ?

L’exercice réalisé le matin (7h) et en début d’après-midi (13h à 16h) a permis d’avancer l’horloge interne, tandis que l’exercice réalisé en soirée (19h à 22h) a permis de retarder l’horloge interne. L’impact de l’exercice était similaire, chez les hommes et les femmes, chez les sujets jeunes et âgés.

Applications pratiques

De nombreuses personnes sont sujettes aux décalages de l’horloge interne, dans le cadre du travail posté et de nuit, ou dans le cadre de voyages professionnels avec décalage horaire. Cette étude montre l’intérêt de l’exercice pour se resynchroniser, en plus des multiples effets bénéfiques de l’exercice sur la santé. Un intérêt sur la resynchronisation qui pourrait même être supérieur si l’exercice est associé à une exposition lumineuse.

 

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