veille scientifique

Mythes et croyances sur le sommeil

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  • Le 06/12/2019

En matière de santé, de nombreuses croyances sont véhiculées à tort et à raison. Elles peuvent soit promouvoir soit entraver l’adoption de comportements propices à la santé. Le sommeil n’échappe pas à la règle et plusieurs mythes ont la vie dure ! Il est important d’identifier ces mythes - véhiculés par l’entourage, les médias, la presse, les forums ou Internet - et d’évaluer leur niveau d’évidence scientifique. Dans une récente étude (Robbins et al., 2019), une procédure Delphi a été mise en place avec 11 experts pour évaluer l’inexactitude et l’importance pour la santé publique de divers mythes sur le sommeil. Les auteurs ont finalement établi une liste de 20 mythes classés en six catégories : la durée de sommeil ; le moment du sommeil ; les comportements au cours de la nuit ; les comportements de la journée et leur impact sur le sommeil ; les comportements qui précèdent le coucher ; l’activité du cerveau au cours de la nuit. Parmi les mythes recensés, on retrouve ainsi celui du « court dormeur » selon lequel certains adultes auraient besoin de seulement 5 heures voire moins de sommeil pour être en pleine forme. Un autre mythe renvoie à une question récurrente : si je n’arrive pas à dormir, est-ce mieux de rester dans mon lit ou d’en sortir ? Un autre mythe est relatif aux ronflements : mis à part le côté dérangeant pour le partenaire, ils seraient, la plupart du temps et de manière erronée, sans danger pour le dormeur. Mieux identifier et comprendre les mythes et croyances autour du sommeil est une première étape vers : 1) la promotion de croyances basées sur l’évidence scientifique ; et (2) la proposition d’interventions éducatives sur le sommeil. A suivre sur : https://airtable.com/shrwSwx2eltnrrHYi

Il ne s’agit que de mon opinion personnelle

1A3Q : Youngstedt et al. (J Physiol 2019)

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  • Le 11/08/2019

Dans le cadre de cette chronique, intitulée "1A3Q" pour "1 Article 3 Questions", je vous présente le protocole, les résultats principaux ainsi que les applications pratiques à retirer d'une étude scientifique ayant retenu mon attention. Aujourd'hui, je vous propose l'étude de ... Youngstedt et al. (J Physiol 2019)

Qu’est-ce qu’ils ont fait ?

L’horloge interne de l’organisme régule l’ensemble de nos rythmes biologiques. Dans cette étude, les auteurs ont évalué l’influence d’une heure de course sur tapis roulant à intensité modérée sur l’horloge interne, évaluée au moyen du recueil régulier de la mélatonine urinaire. Le protocole a été réalisée par une centaine de personnes, des hommes et des femmes, des sujets jeunes et âgés.

Qu’est-ce qu’ils ont trouvé ?

L’exercice réalisé le matin (7h) et en début d’après-midi (13h à 16h) a permis d’avancer l’horloge interne, tandis que l’exercice réalisé en soirée (19h à 22h) a permis de retarder l’horloge interne. L’impact de l’exercice était similaire, chez les hommes et les femmes, chez les sujets jeunes et âgés.

Applications pratiques

De nombreuses personnes sont sujettes aux décalages de l’horloge interne, dans le cadre du travail posté et de nuit, ou dans le cadre de voyages professionnels avec décalage horaire. Cette étude montre l’intérêt de l’exercice pour se resynchroniser, en plus des multiples effets bénéfiques de l’exercice sur la santé. Un intérêt sur la resynchronisation qui pourrait même être supérieur si l’exercice est associé à une exposition lumineuse.