Votre sommeil participe aussi à votre protection contre les virus !

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  • Le 17/03/2020

Et vous, combien d’heures de sommeil avez-vous obtenu au cours de la dernière quinzaine ?

Andrea piacquadio

Andrea Piacquadio

En cette période de circulation intense et de transmission fréquente du coronavirus (Covid-19), vous cherchez peut-être à mettre l’ensemble des atouts de votre côté pour vous protéger. Mr Philippe, Premier ministre de la France, a déclaré ce week-end inviter l’ensemble des Français à « ne sortir de chez eux que pour faire ses courses essentielles, faire un peu d’exercice ou voter ». Une activité physique régulière stimule en effet les défenses immunitaires : un premier atout ! Les nouvelles mesures annoncées viennent ainsi compléter les « gestes barrières » désormais largement répandus : se laver très régulièrement les mains ; tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir ; utiliser un mouchoir à usage unique ; saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades. Des comportements hygiéniques connus qui sont régulièrement rappelés tout au long de la saison d’un sportif de haut niveau. Ils limitent le risque de tomber malade et permettent au sportif de s’entraîner mieux et plus que ses concurrents, pour une différence finale de 10 à 20 jours d’entraînement supplémentaires à haute intensité par saison. Ce n’est pas anodin, cela peut même faire la différence entre une place de finaliste et la médaille d’or aux Jeux Olympiques.  

Mais dans la prévention du coronavirus, le sommeil n’a jusqu’à présent pas été évoqué. Il a pourtant bel et bien le pouvoir de stimuler puissamment, de manière chronique et aigue, vos défenses immunitaires ! Une étude scientifique a ainsi montré que les personnes ayant dormi moins de 7 heures par nuit au cours des 14 jours qui précèdent l’exposition à un virus sont trois fois plus susceptibles d’être infectées que ceux dormant 8 heures ou plus. Vous vous souvenez, ce fameux seuil des 7 heures dont je vous ai déjà parlé dans un précédent billet… Une seule nuit de sommeil tronquée peut également faire la différence. Il a été montré qu’un coucher tardif (3 h du matin) conduisant à une diminution de votre temps de sommeil nocturne induit une réponse inflammatoire exacerbée au petit matin, en comparaison avec une nuit ininterrompue. En d’autres termes, votre sommeil participe, nuit après nuit, à l’édification d’une véritable « barrière » à l’entrée d’un virus qui circule activement dans l’environnement. Pour mettre toutes les chances de votre côté, je vous invite sans tarder à considérer ce triptyque d’atouts : activité physique, sommeil, et alimentation qui fera l’objet d’un prochain billet. Voici d’ores et déjà quelques règles d’or afin de vous inscrire dans un cercle vertueux de pratiques…

Mathieu Nedelec, chercheur en sciences, avec une expertise dans les domaines de la récupération et du sommeil. Sylvie Gendreau accompagne des entrepreneurs et des créateurs dans la mise en place de stratégies ingénieuses pour réussir leur vie et leurs projets. Nous lirons vos réponses avec attention et nous vous préviendrons de la publication d'articles ou l'organisation d'activités susceptibles de vous aider à résoudre vos problèmes de sommeil.

 

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