Témoignages

Lenaïg CORSON, Équipe de France de rugby

Lenaig corson

"Le sport de haut niveau pousse le corps à sans cesse repousser ses limites et à sortir de sa zone de confort. Les entraînements ou la compétition demandent une exigence mentale et physique. Un des meilleurs moyens de récupérer de ces efforts reste le sommeil. Je suis devenue adepte des siestes de 20 minutes après le déjeuner. Courte mais suffisante pour reposer le corps et retrouver de l’énergie pour repartir ensuite à l’entraînement. J’ai toujours été une très bonne dormeuse avec une grosse facilité à m’endormir. Je me suis rendue compte de ça quand je n’arrivais plus à le faire. Quand notre mental devient trop envahissant et nous tient éveillés durant la nuit. Impossible de récupérer, grosse fatigue en journée, l’impression d’être dans le coaltar, risque de blessure avéré… ça en devient un cercle vicieux de mauvaises sensations et d’une baisse de performance. Pour moi, un bon sommeil c’est aussi un mental apaisé. On ne peut pas distinguer l’un de l'autre."

Pascal PICH, Ultra-triathlète

Fond dossier pascal pich

"Si l'âge n'a jamais été, et ne sera jamais pour moi un frein à la performance, les données scientifiques et la recherche de l'efficacité ont toujours tenu une place importante dans ma préparation et dans la mise en place des différents défis ou compétitions sur lesquels je me suis aligné.

Jusqu'alors, j'avais avancé à tâtons en essayant des choses différentes et particulièrement concernant le sommeil. Pour la partie récupération, j'ai très vite compris que l'alimentation avant, pendant et les jours suivants les efforts était LA condition essentielle à la performance, mais surtout, à une récupération optimale. Je reste convaincu, que même si on peut éventuellement se hisser au bout d'une course de 8 jours dans laquelle le sommeil ne sera effectif qu'une douzaine d'heures, en s'alimentant n'importe comment, la récupération ne pourra être optimale qu'avec une alimentation ciblée.

Pour ma part j'ai fait confiance à un spécialiste de la diététique de l'effort. Je ne peux pas livrer mes secrets, d'autant que cela pourrait faire bondir de nombreux scientifiques, mais je peux vous affirmer que notre organisme est une formidable machine, capable de fonctionner avec peu de choses à la seule condition qu'elle soit programmée pour cela. La diététique intervient également dans la reconstruction osseuse et ligamentaire si elle est bien et efficacement ciblée.

Concernant le sommeil, dans ma discipline, il est réduit à son strict minimum. Jusqu'alors, j'avais fait en fonction de mes expériences. Certes mes expériences étaient positives puisqu'elles m'ont propulsé plusieurs fois vers le titre suprême, mais j'étais convaincu qu'il était possible d'être encore plus pointu. Dormir 2h par 24 heures durant 8 jours c'est peu, alors il faut cibler les plages susceptibles d'être les plus efficaces. Je me suis alors tourné vers le Docteur Mathieu Nedelec et ensemble nous avons élaboré un protocole et mis en place des tests permettant de définir exactement les heures durant lesquelles mon sommeil serait le plus réparateur, et les heures durant lesquelles tout effort physique n'était pas concevable tant l'organisme fonctionnait à ces moments précis au ralenti. Quinze jours plus tard, je battais un nouveau record du monde sur 6 jours en dormant environ 11 heures au total.

Il n'y a pas de performances de haut niveau possible sans une étude poussée. Même ce qui peut paraitre insignifiant à son importance. J'étais jusqu'en 2005 un athlète plutôt bourrin qui gagnait juste avec le mental. Aujourd'hui, je fais confiance à la science et aux spécialistes comme le Docteur Nedelec pour continuer de pouvoir performer alors que j'ai 55 ans."